jeudi 17 juillet 2008

Valentino, thèmes et variations

Les expositions du Musée des Arts Décoratifs sont toujours très enrichissantes et particulièrement bien mises en scène. De plus, la femme vue par Valentino m'était jusque ici peu connue. Je suis donc une 'néophyte' concernant Valentino avec quelques idées reçues seulement. Nous avons eu la chance de nous greffer à un groupe pour écouter un guide du Musée passionné qui rythmait la visite par de petites anecdotes.

Certes il y a beaucoup de robes longues avec des imprimés floraux, de la mousseline qui virevolte dans tous les sens et beaucoup de volants et frou-frou à gogo mais ce n'est pas tout. Il y a beaucoup de principes technologiques et de manières de travailler le tissu qui m'ont vraiment intéressés : la superposition des matières, le jeu des plis sur le bas d'une jupe, le drapé qui tourne autour de la robe, l'entrelacement de bandes de tissus pour créer un quadrillage.

J'ai eu la sensation que Monsieur Valentino prenait un plaisir pur et immense en créant une robe, il y a une réelle passion entre lui et ce que portent les femmes. Les broderies, italiennes ou françaises (merci Lesage) sont très dominantes dans son travail ainsi que les plumes (merci Lemarié). Valentino a toujours eu un grand amour pour Paris et la mode parisienne même s'il restera toujours Le créateur italien par excellence.

De même Valentino voit la femme avec le regard d'un séducteur made in Italia, il veut rendre la femme élégante et glamour. La robe constitue donc l'élément clé de sa création, le produit phare, le vêtement emblématique de la féminité. Nous avons appris la différence entre une robe de jour (courte, manches plus ou moins longues, pas de décolleté), une robe de cocktail (courte, bustier ou à fines bretelles) et une robe de soirée (longue!, un joli décolleté et avec plus de broderies). Le différence aussi viendra forcément du coût mais ça n'a plus vraiment d'importance!!!

Julia Roberts a reçu un Oscar dans une robe longue Valentino où l'on peut voir la simplicité de la ligne. Elle est exposée au Musée, ça vaut le détour de la voir de dos. Je la trouve simple et élégante "juste ce qu'il faut"...

Jennifer Aniston porte une robe vintage créée au début des années 50 pour la première d'un film. Cette robe bustier, de cocktail, d'un rouge coquelicot magnifique dit "rouge Valentino" est à la fois intemporelle et bien dans l'air du temps.

La dernière salle est une sélection de son tout dernier défilé présenté en janvier dernier à Paris. Cette exposition rend hommage à cet artiste incontournable de la Haute-Couture (du 17 juin au 21 septembre 2008).

2 commentaires:

MISS GLITZY a dit…

J'avoue que je n'ai pas été très séduite, mais je ne suis pas une grande fan de Valentino. Autant j'avais trouvé passionnante l'exposition Lacroix, autant là j'ai trouvé cela très ennuyeux. Je me suis beaucoup plus amusée à celle consacrée au rouge.

Eiffel Cocktail a dit…

Je n'ai pas vu l'expo sur le rouge malheureusement! j'ai adoré l'expo Lacroix mais Valentino m'a beaucoup intéressé même si je ne suis pas trop fan aussi, j'aime bien savoir pourquoi! à bientôt ;)